Questionnaire en ligne : le coup du cadeau marche-t-il encore ?

Promettre un hypothétique cadeau en échange d’un peu de temps pour un questionnaire : c’est ce que nous propose Logitech dans cet emailing daté du 11 avril 2011. Rien à redire à l’emailing en soi… Il est construit de façon très classique. On y retrouve : – le rappel du temps que cela prendra (5 minutes) – son objectif (mieux comprendre les internautes qui vont sur leur site) – le bouton d’action – la promesse (le cadeau) Seulement voilà… Aussi bien construit soit-il, est-ce que ce type de carotte fonctionne encore auprès de vos cibles ? Peut-on vraiment espérer un retour intéressant avec ce type d’emailing ? Et vous, qu’en pensez-vous ?

Comme Sacby, rappelez votre présence sur les réseaux sociaux dans vos emailings


Si la construction de l'emailing de Sacby est classique, on aime quand une marque en profite pour nous rappeler à son bon souvenir sur les réseaux sociaux.

C'est ici le cas, avec en footer, Twitter et Facebook. Vous allez nous dire que ce n'est pas l'objet de l'emailing, certes. Mais c'est un moyen simple de montrer que vous y êtes et que cela est aussi un canal de recrutement et de fidélisation de vos clients actuels et futurs.

Emailing : de quoi se rappelle-t-on VRAIMENT ?

Quand on est une jeune entreprise et qu’on cherche des fonds, on doit faire des présentations. Or, dans leur grande majorité, ces présentations sont fades et ne donnent pas envie aux investisseurs de signer un chèque à leurs auteurs. Pierre Morsa, dont le travail est d’aider les entreprises à faire des présentations qui ont du sens, a écrit un article à ce sujet dans son blog. Dans cet article, il liste 4 points qui font qu’il se rappellera d’une entreprise plutôt qu’une autre. Quatre points qu’on peut reprendre et adapter à l’emailing. 1- les interactions. A part l’emailing, quelles sont les autres interactions que votre marque entretient avec vos clients et prospects ? Comment en susciter plus, de façon à ce que la réception de votre emailing déclenche un souvenir agréable, un dialogue, une conversation avec vous ? 2- les anecdotes amusantes et inattendues. Dans son billet, Pierre Morsa parle d’un entrepreneur qui a brûlé une feuille en papier lors d’une présentation pour parler de sa solution de sécurisation de données… Comment résumer votre activité ou votre offre d’une façon remarquable, qui fasse parler d’elle ? 3- Un besoin clair. Est-ce que votre emailing répond à une question simple ? Apporte-t-il une réponse claire, et sans ambiguïté à un énoncé ? 4-La passion. Pierre se rappelle toujours plus facilement d’un entrepreneur passionné qu’un autre. Et dans votre emailing, y a-t-il de l’énergie et de la passion ?

Bien vendre de l’emailing en agence part 1 : La prise de brief

De l’utilité d’une bonne prise de brief Un brief mal exprimé, mal pris ou mal compris présage d’une opération à la réussite mal engagée, source de stress, de dépenses inutiles et de pertes de temps. Au-delà de maintenir un climat harmonieux entre vos équipes et celles de vos annonceurs, la prise de brief est un moment important, ceci pour quatre raisons :
  1. D’abord on y cerne mieux les attentes de son client. L’expression (supposée intelligible) du besoin éclairée par l’intelligence (espérée) des questions de l’agence, permettra de proposer une recommandation répondant au plus près des attentes véritables. L’objectif ici est de ne pas tomber complètement à côté de la plaque, par exemple oublier un aspect majeur, se tromper de cible ou de sur ou sous dimensionner la réponse.
  2. Ensuite c’est un moment d’interaction qui permettra aux deux protagonistes de mieux comprendre les bénéfices mutuels à travailler ensemble. Un brief bien pris ouvre de nouvelles perspectives à votre futur client. En étant alerté grâce à vos questions sur les enjeux, les difficultés et les opportunités, il sortira de la simple relation client / fournisseur fondamentalement déséquilibrée. Un brief bien pris amorce une relation partenariale où l’interlocuteur rencontré deviendra l’ambassadeur de votre agence dans son organisation.
  3. Inversement, lors du brief l’agence va jauger le sérieux de l’annonceur et tenter d’évaluer sa motivation et la pertinence de sa stratégie.
  4. Finalement c’est l’instant où l’agence pourra montrer sinon son intelligence du moins sa maîtrise de la discipline.
Le CQQCOQP appliqué la prise de brief pour l’Email Marketing
C’est Sous-questions Opportunité pour l’agence
Qui ? Qui est l’émetteur de la campagne et surtout qui en sont les destinataires. Un ciblage adaptée est un point fondamental de la réussite de toute dans une démarche de communication directe. Est-ce que des segments, des cibles ont été identifiés ? Pourquoi ces cibles ? Qui prend la parole ? L’agence peut ici aider l’annonceur à mieux préciser ces cibles et l’alerter sur cet enjeu.
Quoi ? Quel est l’offre, le produit, le service, l’information qui va être promu dans la campagne ? Eclairer l’annonceur sur l’importance d’un déclencheur d’action motivant ! Un destinataire d’un emailing préfèrera toujours une « offre gratuite sans engagement » à « demander un devis ».
Comment ? Qui intervient sur les différentes étapes de la réalisation de la campagne ? La création graphique ? La production du contenu rédactionnel ?  La fabrication / montage HTML ? Des formulaires de contacts et les pages de destination ? La fourniture des adresses ? L’analyse de l’efficacité ? Identifier la familiarité de l’annonceur avec la méthodologie pour réaliser une campagne. Sourcer des opportunités de new business sous jacentes ou identifier des incohérences.
Combien ? Combien ça va rapporter à l’agence et à l’annonceur ? Aborder ce sujet sensible en amont et de manière maligne et permet de rebondir sur le pourquoi.
Où ? Dans quel  contexte de l’entreprise se situe le projet de campagne tant d’un point de vue des autres actions marketing que de l’organisation interne. Vérifier la cohérence avec le site Web, l’existence d’un Plan d’Action Commercial, Anticiper des difficultés avec l’informatique interne de l’entreprise (CRM, DSI, …).
Quand ? Pour avant-hier ! Outre de cadrer la faisabilité de la campagne, cette question permet de dialoguer avec l’annonceur sur l’importance du moment. Moment stratégique vis-à-vis du marché qu’il vise mais aussi planning général des opérations mais aussi date, jour et heure d’envois de la campagne.
Pourquoi ? Quels sont les objectifs ? Quantitatifs et qualitatifs ? Mesurer le niveau de maturité de l’annonceur par rapport à la question du ROI, du coût d’acquisition et de méthodes de mesure employée.
Les autres questions à à garder sous le coude Cette campagne concerne l’acquisition de contact ? De l’élevage de prospect ? De la fidélisation ? Ces trois grands moments de la relation d’un annonceur avec ses contacts induisent évidemment des recommandations stratégiques différentes. Cette question a aussi l’avantage de bien cerner la maturité de l’annonceur. On pourra ainsi le tester sur la notion de PRM (Prospect Relationship Management) induisant plusieurs campagnes successives et complémentaires pour atteindre l’objectif. Est-ce que d’autres actions marketing sont envisagées ? Outre la possibilité éventuelle de se positionner sur d’autres opportunités de new business pour des agences de plus en plus polyvalentes, cela permettra de mieux comprendre la stratégie globale de l’annonceur pour mieux l’accompagner. Est-ce que l’annonceur a déjà fait des opérations d’email marketing avant ? Si oui, CQQCOQP pour les regarder dans le détail si l’annonceur vous en laisse le temps ! Accessoirement vous trouverez peut-être un concurrent à déloger mais aussi une mine d’informations sur ce qui a réussit, ce qui a raté, ce qui a plu, déplu, qui a décidé quoi… Si le fichier des destinataires est fourni par l’annonceur (clients, prospects)… Quelles ont été les dernières campagnes effectuées sur ces adresses ? Comment a été collecté le consentement des fichiers destinataires ? Si la dernière campagne date d’il y a 2 ans, les messages ne peuvent pas être les mêmes que si la base est fréquemment stimulée. Les résultats ne seront pas les même non plus et l’annonceur doit le comprendre et l’anticiper. Par ailleurs, entre un vague formulaire d’optin sur des sites de jeux concours à la base de clients fidèles, les bases dites « Optin » sont très différentes les une des autres… En B to B la situation est encore plus incertaine. En tous les cas, il est important de s’informer précisément sur ces aspects là pour accompagner votre client en connaissance de cause sur les risques encourus. Est-ce l’annonceur maintient une liste de désabonnés repoussoir ? Pour vérifier la maturité de l’annonceur lors de la gestion de ses précédentes campagnes. Qui validera la campagne au moment du BAT ? (Bon A Tirer) Il faut un seul responsable de BAT pour éviter de vous retrouver avec des indications contradictoires dans les minutes qui précédent l’envoi de la campagne. Alerter l’annonceur que dans l’Email Marketing un mail envoyé ne peut pas être modifié après envoi (au contraire d’une page Web facilement modifiable) après publication d’où l’utilisation courante de l’analogie avec l’univers de l’impression. Qui route la campagne ? Le client en interne ou un routeur en externe ? Au-delà de la promotion de la solution Emailing Sendethic cette question vous permettra de bien anticiper des problèmes opérationnels (qualité du routage, mesure de l’efficacité, gestion de la campagne) et budgétaires. Par ailleurs avec un routeur externe vous serez accompagné par un tiers de confiance sur lequel vous reposer en cas de difficultés. Les problèmes sous jacents à toutes ces questions, stratégiques, organisationnelles voire triviales peuvent entrainer des pataquès au moment de la mise en œuvre de la campagne. Les anticiper vous facilitera le travail et montrera au client qu’il est dans de bonnes mains ! Les autres thématiques que nous allons traiter dans « Bien vendre de l’emailing en agence ». Vos feedbacks sont welcomes !
  • Budgéter une prestation d’Email Marketing économique pour vos clients en restant rentable
  • Comprendre et faire comprendre les contraintes d’affichage de l’emailing pour faire gagner votre création graphique
  • Analyser les résultats avec votre client et proposer de nouvelles campagnes.

Une newsletter B to B qui fidélise en informant

My Meetings On Demand est un logiciel pour faciliter la gestion des réunions. Depuis des années ils publient une newsletter passionnante consacrée aux aspects humains et technologiques de l’organisation de réunion. Une illustration, un texte qui interpelle le lecteur et pour conclure la liste des précédents sujets traités. Ici on investit sur le fond et on ne perd pas du temps avec la forme. C’est évidemment la bonne démarche. Informer, accompagner et montrer ainsi son expertise. En renouvelant intelligemment les sujets traités, en se plaçant toujours sous l’angle de la réflexion, My Meetings On Demand se place en acteur incontournable de son domaine. Ils ont beau être des amis, des partenaires et des utilisateurs de la solution on leur dit en toute objectivité « Bravo continuez ! ».

L’innovation en marketing Direct : Emailing & Réseaux Sociaux

Avec plus d’une centaine de participants assis et de nombreux autres debout, la conférence que nous avons organisée pour MD Expo conjointement entre le Club Marketing Direct et le Club Innovation de l’Adetem a été passionnante. Même si les intervenants étaient plutôt en provenance de très grandes entreprises, les innovations sont inspirantes pour tous !Voici ce que nous avons retenus et que vous découvrirez dans la présentation ci-après : – Le sacro saint Call to Action peut donner lieu à des applications totalement débridées à découvrir dans les Emailings innovants d’Yves Rocher, Castorama, Petit Bateau, Boucheron, Nivea, Sanex, Skip, Tropicana, grâce à une pige très qualitative de nos amis de B.L.O. – Le Postal n’est pas mort. Mediapost donne ici son point de vue en parlant de « Réconciliation » (comme si il y avait eu une dispute 🙂 – Nous le revendiquons très fort, le Community Management et le Marketing Direct ont beaucoup à apprendre l’un de l’autre. Un retour d’expérience rare et richement illustré de Microsoft France consacré à l’animation de leurs communautés professionnelles. Au delà du buzz, des actes et des chiffres. – Le Non Marchand est une source d’inspiration intéressante, Alvarum analyse les leviers communautaires Peer to Peer qui intéresseront aussi les partis politiques à l’approche des élections présidentielles ! Merci à tous les intervenants et participants. Et vous, l’innovation en marketing direct, ça vous évoque quoi ? Vos idées, exemples et bonnes pratiques sont les bienvenus ! PS : « Save the date », le 21 juin pour une session consacrée au marketing direct B to B dont nous vous parlerons prochainement !

Emailing : Flowerbox et la règle de 3

Dans son emailing, Flowerbox enrichit son message avec des informations techniques sur les produits que cette société vend : des tableaux végétaux stabilisés. Cependant, au lieu de tomber dans une explication compliquée et rébarbative, trois lignes suffisent pour qu’on comprenne parfaitement leur spécificité. C’est donc plutôt bien résumé. Intéressant aussi : le prix, bien visible, de façon à montrer que ces tableaux végétaux sont également abordables. Pour conforter le destinataire de l’emailing, trois arguments sont avancés  : – sans lumière – sans entretien – 100% naturel Là encore, c’est bien pensé, tout comme le bouton « Commandez maintenant », placé juste en dessous. Seul bémol : les visuels. Ils se répètent un peu.

Emailing : le temps est-il un allié ?

Voici une petite sélection d’emailing qui s’amusent avec le temps. Leur idée ? Il est plus judicieux de cliquer maintenant parce qu’après, cela sera (évidemment) trop tard. Créer un sentiment d’urgence est une ficelle que beaucoup d’emailing exploitent, certains mieux que d’autres, comme ces 3 exemples. L’emailing de Destock Golf, reçu en décembre dernier, met en avant ses   » 10 jours de folies «  , avec en plus, cerises sur le gâteau, des frais de port offert et des cadeaux à gagner. Le Figaro Madame joue la carte des idées cadeaux de dernière minute. Reçu quelques jours avant Noël, cet emailing est censé déclencher en nous l’envie irrésistible de faire ses derniers achats avant les fêtes. Un bonne idée, d’autant qu’acheter les cadeaux au dernier moment, est une habitude que nous avons tous 🙂 Enfin, place au shopping de nuit avec Private Outlet. L’emailing nous explique que si on commande la nuit, on nous offre les frais de livraison. On remarque la création d’un code spécial pour l’occasion, de façon à optimiser la traçabilité des commandes.

Playbac et l’Ardesi démontrent que l’emailing nous aide aussi à être meilleurs

L’emailing est un outil qui permet de construire une relation dans le temps avec ses clients et autres prospects. Au fur et à mesure de vos envois, vous nourrissez et entretenez la confiance, et vous pouvez même solliciter vos cibles de manière à avoir des retours sur vos actions. C’est un cercle vertueux, à condition, bien sûr, d’être bien mené. Pour l’illustrer, voici deux exemples : – Playbac, qui lance un panel réservé aux familles – l’Ardesi, qui sonde les participants à sa conférence annuelle Dans son emailing, daté de février 2011, Playbac s’adresse à ses clients en leur proposant de devenir membre d’un panel réservé aux familles. L’emailing met très bien en valeur les avantages à rejoindre ce panel, sous la forme d’une liste en 3 points. C’est clair, lisible, et le destinataire comprend immédiatement l’intérêt à rejoindre le panel. Pour l’y aider, le « call to action » est double : un premier « bouton » au coeur de l’emailing, dans le logo Playbac Panel, et le second, rédigé, en accord avec le ton général de l’emailing « Ca m’intéresse ». L’Ardesi, dans son emailing de décembre 2010, s’adresse aux participants de sa conférence. Son idée est simple, et bonne : leur donner la parole à travers une enquête de satisfaction. Pour maximiser les retours, l’emailing a été envoyé quelques jours à peine après la fin de l’événement, dont l’emailing dresse un mini bilan. Seule reproche : il aurait été sympathique et plus chaleureux d’agrémenter l’emailing avec des photos de l’événement.

Telelangue, le roi de l’emailing ?

Telelangue a compris beaucoup de choses de l’emailing. Ce n’est donc pas un hasard si nous vous décortiquons régulièrement leurs campagnes parce que nous les trouvons pleines d’enseignements. Elles sont à la fois bien pensées, simples et efficaces dans leur réalisation. Regardez la dernière, que nous venons de recevoir dans nos boîtes aux lettres. Regardez attentivement… Elle est bourrée de bonnes idées. D’abord, l’objet de l’emailing : « 7 jours pour apprendre l’anglais« . Une promesse osée, notamment dans l’apprentissage des langues. Pour autant, la promesse est mise en scène dans l’emailing à l’aide de Posts-it, qui se superposent et s’enchaînent chaque jour de la semaine, donnant ainsi la sensation d’une grande diversité dans les activités d’apprentissage. D’une promesse difficile à tenir, on passe à une offre riche et diversifiée. Ensuite, la réassurance : « L’anglais en 7 jours. Essayez sans engagement« . Elle est clairement exprimée ; c’est lapidaire et sans chichi. Enfin, le call-to-action, rouge vif, qui tranche vraiment avec les autres couleurs de l’emailing. Le wording est soigné et va au-delà du « Cliquez ici » qui n’apporte rien : « Je fais le test immédiatement » encourage vraiment à cliquer. Le résultat est un emailing qui ne laisse pas indifférent, qui rappelle qu’une bonne scénarisation et une réflexion sur le wording, contribuent à faire d’un simple emailing une arme redoutable de prospection et/ou de fidélisation.